mardi 21 février 2017
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BEBES SIAMOIS : Des chirurgiens ont pu les séparer avec succès   
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BEBES SIAMOIS : Des chirurgiens ont pu les séparer avec succès  

 

Nés le 9 novembre 2016 à Manga dans la province du Centre Sud, Ouédraogo Roukiatou et Ouédraogo Latifatou sont venus au monde collés. Bébés siamois, c’est ainsi que l’on les appelle, ces enfants qui naissent collés. Un phénomène pas connu et très fréquent dans nos pays. Or, c’est ainsi que sont nées ces bébés mettant leurs parents ainsi que tout le village dans la peur.

 

C’est une équipe de six médecins dont deux chirurgiens et quatre anesthésistes qui ont réussi a avec succès l’opération des bébés siamois le 10 novembre dernier au Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles de Gaulle (CHUP-CDG). Ces bébés qui a leur naissance ont suscité des frayeurs au sein du village à cause de leur malformation, sont désormais comme les autres enfants et en bonne santé, grâce aux chirurgiens et anesthésistes. L’intervention a duré environ une heure et a été une satisfaction. A laissé entendre le Dr Christelle Doamba, membre de l’équipe de chirurgiens et médecin en troisième année de spécialisation en chirurgie. Avant d’expliquer que les bébés étaient collés par l’abdomen. Elle a aussi noté que les médecins pour connaître les organes qui étaient touchés par l’accolement, étaient obligés de faire une échographie. Chacune ayant son propre foie et son vésicule biliaire, elles ont eu plus de chance d’être sauvées toutes les deux, a signifié le Dr Doamba. « Les risques de cette opération c’était l’anesthésie, parce que vu la manière dont elles étaient accolées, il fallait les intuber et l’intubation était un peu compliquée. Il a donc fallu aller sous anesthésie générale au masque et une fois séparée, nous avons essayé d’intuber chacune des enfants. L’intubation était difficile, mais on a pu terminer l’intervention sans problème. Toute leur chance, c’est qu’elles étaient accolées uniquement au niveau du foie», a-t-elle souligné. Très heureuse, Zénabou Ouédraogo, la mère de ses bébés a noté que la survie de ces nouveau-nés est un miracle de Dieu. « Je n’avais pas espoir que ces enfants allaient survivre. Mais grâce à l’expertise et à la main tendue de Dieu, ces bébés ont été opérés et sont sain et sauf », s’est-elle réjouit. Mme Ouédraogo a indiqué que c’est par césarienne qu’elle a accouché et c’est le jour des naissances de ses bébés qu’elle s’est rendus compte que ces derniers étaient collés. Sinon, a-t-elle expliqué pendant la grossesse je n’ai rien senti et ce parce que je n’ai pas fait d’échographie. « Plusieurs bébés siamois ont déjà été reçus par le centre hospitalier pédiatrique, mais tous n’ont pas eu la chance de survivre dû au retard accusé avant leur admission », a souligné le directeur général du (CHUP-CDG).   Malick Djébré. Avant de déplorer qu’au Burkina Faso, la naissance d’enfants siamois reste un événement exceptionnel. Accusés d’être des génies, la plupart des siamois sont abandonnés ou décèdent dans les premières heures après la naissance dans ce pays où le taux de mortalité infantile avoisine 75‰.

 

Valérie TIANHOUN

 

 

 

 

 

 

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