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HOPITAL YALGADO : La sous-section SYNTSHA et le ministère de la Santé trouvent un terrain d’entente

 

Après le mouvement d’humeur avorté des 9 et 10 février 2017 de la sous-section du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale  (SYNTSHA) et suite à la rencontre conjointe du 8 février dernier qui a porté sur la plateforme revendicative de la sous-section, le Syndicat, la Direction générale du Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) et le ministère de la Santé se sont retrouvés pour parapher le rapport de ladite  rencontre. La signature du document dont les points saillants sont l’insécurité à l’hôpital, les conditions de travail et l’application de la loi 081, a eu lieu le 13 février 2017 à Ouagadougou, dans la salle de conférences du ministère de la santé.

 

Hamadi Konfé, Secrétaire général de la sous-section du SYNTSHA l’avait dit : « Si le rapport ne concorde pas avec ce qui a été dit lors de la rencontre du 8 février, nous n’allons pas le signer ». Comme convenu, les protagonistes, en l’occurrence le ministère de la Santé, la sous-section du SYNTSHA du CHU-YO et la Direction de l’Hôpital se sont retrouvés pour parapher le document censé apaiser les mouvements d’humeur des travailleurs à Yalgado. Avant cette signature, les protagonistes ont encore tenu une rencontre à huis clos, pendant environ une heure. Ce n’est qu’après cette rencontre, que le Secrétaire général du ministère de la santé, Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU, a invité les journalistes à prendre place dans la salle de conférences où ont eu lieu les pourparlers. Là encore, les journalistes ont attendu une bonne trentaine de minutes avant que le cérémonial de signature ne commence. Pendant cette attente, et pendant un bon bout de temps, il régnait un silence religieux dans la salle. Au tour de la table ronde où étaient assis les protagonistes, la délégation de la sous-section du SYNTSHA était assise en face de la délégation de la Direction générale du CHU-YO ; les membres du ministère se trouvaient sur l’une des extrémités de la table-ronde. Les uns consultant leurs téléphones portables, les autres pianotant sur leurs tablettes. Après quelques minutes de silence, l’atmosphère se détend parce que les syndicalistes ont commencé à converser entre eux, des membres des deux autres parties aussi. C’est dans ce climat que l’entrée du ministre de la Santé, Smaila Ouédraogo, a été annoncée aux environs de 17h30mn. Après l’installation de ce dernier, pure coïncidence ou entente ? En tout cas nous avons constaté que toutes les personnes qui devaient intervenir durant ce cérémonial avaient la tête rasée. Après une brève introduction, le Secrétaire général a été chargé de lire le rapport de la rencontre du 8 février qui a favorisé la levée du préavis de marche du 9 février et du sit-in du 10 du même mois de la sous-section du CHU-YO. Tout avait bien commencé et chacune des parties suivaient attentivement la lecture du projet de rapport. Contre toute attente, en pleine lecture, le Secrétaire général de la sous-section du SYNTSHA, Hamadi Konfé qui était assis à gauche du Secrétaire général du ministère de  la Santé, s’est levé et est allé faire signe aux syndicalistes présents dans la salle de le suivre hors de la salle. Constatant le mouvement des syndicalistes,  le ministre de la Santé a demandé à son Secrétaire général d’arrêter la lecture, le temps que ceux qui ont quitté la salle reviennent. Après quelques minutes de concertation, le groupe revient dans la salle. Et Hamadi Konfé de dire au ministre de la santé, Smaila Ouédraogo : « nous avons un petit problème par rapport à la présence de la police au sein de l’hôpital ». Et le ministre de dire à son Secrétaire général : « relisez la partie dont il est question ». En effet, dans le rapport, il est dit que « concernant la présence de la police au sein de l’hôpital, le syndicat a demandé à consulter sa base avant toute décision ». « Ok. C’est compris », a signifié le secrétaire général de la sous-section SYNTSHA.

 

« Le gouvernement actuel refuse de s’engager sur des positions qui mettent en cause l’équilibre du pays »

 

L’équivoque ainsi levée, a permis au lecteur du rapport de terminer sa tâche sans interruption.  A la fin de la lecture, le rapport a été adopté par acclamation. S’en sont suivis alors sa signature d’un côté par le ministre de la Santé, Smaila Ouédraogo, et de l’autre par le Secrétaire de la sous-section du SYNTSHA du CHU-YO, Hamadi Konfé et l’échange d’une poignée de mains. A la fin du cérémonial, le ministre a confié à la presse que la signature concerne « le procès-verbal d’une rencontre tenue la semaine dernière qui fait suite à une plateforme déposée par la sous-section du SYNTSHA CHU-YO qui a été accompagnée d’un préavis de sit-in de 48 heures suivi d’une marche sur le ministère. C’est en fait la matérialisation d’un consensus ». De l’avis du ministre, l’un des points les plus importants « c’est la sécurité des agents de santé ». Le ministre appelle de tous ses vœux « pour que cette insécurité puisse être maîtrisée au niveau des formations sanitaires afin que ceux qui sont chargés de prodiguer des soins ne soient pas victimes d’agressions ». Selon le ministre, l’une des propositions faites « est que la police puisse être présente au sein de l’hôpital Yalgado afin de dissuader les éventuels usagers qui viendraient à vouloir porter la main sur les agents de santé. Il y a les vigiles au sein de l’hôpital, mais apparemment ce dispositif ne semble pas être efficace ». Comme autres préoccupations, « il y a la question du matériel qui n’est pas spécifique à Yalgado. Nous sommes en train de résoudre le problème progressivement. Nous ne sommes pas là pour faire un langage de dupes ou pour se flatter parce qu’il y a pleins de choses dont nous avons hérité et 90% de la plateforme du SYNTSHA sont des accords qui n’ont pas été tenus et dont nous héritons. Nous n’allons pas fuir notre responsabilité parce que l’Etat est une continuité. C’est pour cela,  que tirant leçon de ces accords que je qualifierai de démagogiques, le gouvernement actuel refuse de s’engager sur des positions qui mettent en cause l’équilibre du pays, pour s’en tenir aux propositions concrètes faisables et réalistes. A ce niveau, nous avons tenu à dire aux syndicats que la gratuité intégrale de la prise en charge des agents de santé, de leurs ascendants et de leurs descendants est impossible, au regard des difficultés que le syndicat soulève à savoir les difficultés liées à la gratuité ». Pour ce qui est des autres points, le ministre a instruit la direction de l’hôpital et le Président du conseil d’administration « de revoir les documents qui ont été produits antérieurement afin que des discussions puissent être menées sur les points consensuels et les points de désaccord. » En tout état de cause, le ministre a dit être « disposé au dialogue afin que des décisions saines soient prises » et a salué l’esprit de dialogue et de sens élevé de responsabilité du syndicat. Lequel syndicat, à travers Hamadi Konfé, a dit prendre note des engagements du gouvernement et attend de voir le gouvernement à l’œuvre. Par rapport à la loi 081, Hamadi Konfé a dit que la machine est en marche puisqu’il a été dit qu’en fin mars, les travailleurs des établissements publics de santé (EPS) vont avoir une incidence financière sur leurs salaires, ce à compter du 1 janvier 2016.

 

Françoise DEMBELE

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