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JOURNEE MONDIALE DE L’HEPATITE La campagne « Trouver les millions manquants » lancée

En prélude à la célébration de la journée mondiale de l’hépatite, l’association SOS hépatites et ses partenaires ont organisé une conférence de presse, le 17 juillet 2018 à l’hôpital Saint Camille de Ouagadougou. L’objectif de la conférence était de plaider en faveur de l’engagement de tous les acteurs dans la lutte par l’intensification de la sensibilisation du dépistage, de la prévention et de la prise en charge.

 

« Trouver les millions manquants ». C’est par ce thème que l’association SOS hépatite a lancé sa campagne d’information et de sensibilisation, le 17 juillet dernier à Ouagadougou. C’est l’artiste Amity Meria qui a donné le top de départ de cette campagne en faisant son dépistage. Selon elle, en tant qu’une artiste engagée dans la lutte contre l’hépatite, elle souhaite que le ministère de la Santé, fasse vacciner les enfants dès leur naissance afin d’éviter des cas de contamination. Pour sa part, la présidente de SOS hépatites Burkina, Justine Yara, la campagne « Trouver les millions manquants», est une manière d’interpeller les populations à faire leur dépistage afin de connaître leur statut sérologique. « Au Burkina, plus de 2 400 000 personnes sont infectées par les virus des hépatites B et C,  et la majorité de ces personnes ne le savent pas. Or, il existe une large gamme d’outils efficaces pour prévenir et traiter l’hépatite virale. Donc, trouver les millions manquants, c’est trouver les personnes infectées qui ne savent pas qu’elles sont malades », a-t-elle dit. Beaucoup d’activités  sont prévues pour se tenir au cours de cette célébration, notamment des séances de dépistage qui ont débuté le 9 juillet et se sont poursuivies jusqu’au 31 juillet. Le jour de la commémoration, c’est-à-dire le 28 juillet, l’association devrait remettre un mémorandum au ministre de la Santé et visiter les malades au service hépato- gastro entérologie du CHU YO avec des dons. La chargé de communication de l’association, Claire Hortence Sanon, a interpellé le gouvernement à multiplier les efforts par des actions concrètes pour rechercher les millions de personnes qui ignorent leur statut sérologique afin d’éviter des décès inutiles. « Nous demandons au gouvernement d’établir un plan de financement conséquent pour la mise en œuvre rapide du plan stratégique national de lutte contre les hépatites virales afin que le Burkina ne manque pas le rendez-vous de l’horizon 2030 », a-t-il souhaité. Présent à cette conférence de presse, le professeur au service hépato gastro entérologie du CHU YO, Roger Sombié, a signifié qu’il existe 5 types d’hépatites et c’est l’hépatite B qui est la plus dangereuse au Burkina. « L’hépatite B est un mal méconnu en général du public, or, il  tue à petit feu avec un taux de prévalence de 10% au niveau national.  

L’hépatite, de façon générale, est méconnue des populations, mais aussi du corps médical et paramédical. Il y a un manque d’information et de formation sur l’hépatite B au sein de la population et pour cela, il faut un grand travail de sensibilisation, de formation et d’éducation », a-t-il souligné. Le professeur a aussi ajouté qu’il faut que des actions  de lutte soient soutenues par un plan stratégique de lutte contre les hépatites pour accompagner et faciliter le bilan diagnostic et le traitement. « Il y a des programmes de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le Sida, qui aident les patients, mais au niveau de l’hépatite B, il est vrai que les choses avancent, mais le plan qui a été adopté n’est pas mis en œuvre pour les malades. Tout compte fait, on espère que les choses iront mieux pour la prise en charge des malades, car, c’est un problème de santé publique et la première cause du cancer de foie au Burkina », a-t-il déploré.

           

Valérie TIANHOUN

 

 

 

 

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