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LUTTE CONTRE LA CONSOMMATION DU TABAC   Des journalistes outillés pour bien mener le combat  

Du 06 au 09 août 2019, le ministère de la Santé à travers la direction de la promotion et de l’éducation pour la santé, a initié un atelier de formation au profit des hommes et femmes de médias. En effet, cette formation qui a vu la présence d’acteurs de la santé, ainsi que des membres résidents de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu pour but d’améliorer les connaissances des Hommes de médias sur la lutte anti-tabac.

 

Le Burkina, à l’instar des pays en développement, est confronté au phénomène de la consommation du tabac. En effet, au Burkina Faso, plus de 4800 Burkinabè meurent chaque année des suites de consommation du tabac, selon l’OMS. Spécifiquement, selon le chargé de mission du ministre de la Santé, Narcisse Naré, le tabac est responsable à 71% des cancers de poumons, 42% des décès  pour cause de maladies respiratoires chroniques et près de 10% de maladies cardiovasculaires. Toujours selon ce dernier, le manque d’information et les comportements défavorables dans le domaine de la lutte anti-tabagisme constituent entre autres les facteurs explicatifs de cette situation. « Afin d’amener les populations à l’adoption de comportement favorable à la lutte anti-tabac, les actions de communication s’imposent », a-t-il laissé entendre. C’est donc conscient du rôle que peut jouer la communication dans cette lutte que le ministère de la Santé, à travers la direction de la promotion et de l’éducation pour la santé, a obtenu auprès de l’OMS un financement pour renforcer les connaissances des femmes et hommes de médias sur la question et ce, en tant qu’alliés incontournables, a déclaré le chargé de mission. Au cours de ce rendez-vous avec les Hommes de médias, les communicateurs ont abordé les nombreuses conséquences qui résultent de la fumée de la cigarette, notamment les cancers. A côté de cela, bien d’autres maladies, à savoir les maladies cardiovasculaires, les faiblesses sexuelles, l’hypertension, etc., d’après le chargé de mission, sont également provoquées par la fumée qui résulte de la cigarette. Aussi, les communicateurs ont par ailleurs confié que la fumée de la cigarette n’est pas nuisible que pour les consommateurs directs, mais également pour les consommateurs passifs (ceux-là qui sont en contact avec la fumée dégagée par le fumeur). « La fumée de cigarette est plus nuisible pour les fumeurs passifs », a fait savoir le chargé de mission du ministre de la Santé. Selon les explications de ce dernier, la cigarette ne tue pas que les fumeurs, elle peut s’avérer dangereuse pour les non-fumeurs qui sont en permanence en contact avec les fumeurs lorsque ceux-ci fument. « C’est la raison pour laquelle il est déconseillé de fumer en public, sous peine d’amende », a-t-il déclaré. Selon la législation burkinabè, il est strictement interdit de fumer en public et dans les endroits clos, sous peine d’amende allant de 10 000 F CFA à 15 000F CFA. Malheureusement, selon Dr Théodore Kangoye, médecin généraliste à la retraite et par ailleurs premier point focal de lutte anti-tabac au Burkina, beaucoup de Burkinabè ignorent cela. Et au chargé de mission du ministre de la Santé, d’indiquer que le 31 juillet 2006, le Burkina Faso, a ratifié la convention cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac et que  depuis quelques mois, la mise en œuvre de cette loi est effective. A en croire le chargé de mission, comme le Burkina est un pays où le taux d’alphabétisation est assez bas, il est bon que l’on mette sur les paquets de cigarette les images de sensibilisation qui ont un caractère dissuasif pour que les gens puissent être informés des méfaits du tabac. Il a été également porté à la connaissance des Hommes de médias que des possibilités existent pour les fumeurs désirants arrêtés. Selon le Dr Théodore Kangoye, il existe d’une part la méthode basée sur les conseils et d’autre part, la prise en charge médicamenteuse. Pour cette dernière option, rappelle le Dr Kangoye, le Burkina Faso dispose d’un centre de prise en charge et de sevrage pour les fumeurs. Mais concernant la méthode fondée sur les conseils, insiste-t-il, elle doit être basée sur la prise de conscience du fumeur et de sa volonté de cesser de fumer.

 

Ben Issa TRAORE

 

 

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