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SEMAINE NATIONALE DE LA PLANIFICATION FAMILIALE Sept jours de sensibilisation pour mieux espacer les naissances

Du 14 au 20 mai 2018, le Burkina a célébré la Semaine nationale de la planification familiale (PF). En effet, toutes les méthodes contraceptives ont été offertes gratuitement au choix des bénéficiaires, dans toutes les formations sanitaires publiques du Burkina durant ces 7 jours. Et c’est la commune de Boussé (province du Kourwéogo) qui a abrité le lancement officiel des activités marquant le premier passage de la Semaine nationale de la planification familiale (SNPF), au titre de l’année 2018 sous le thème : « Sept jours de sensibilisation pour une maîtrise de la fécondité ».

 

Le Burkina a célébré la 7e édition de la SNPF du 14 au 20 mai dernier. Et au cours de cette édition, beaucoup de promesses et de plaidoyers ont été faits pour une bonne maîtrise de la fécondité au Burkina. « L’enfant est un don de Dieu », dit-on. Et Si autrefois,  procréer à volonté était signe de richesse, de puissance, aujourd’hui, estime le chef du canton de Sao,  les temps ont changé. « Notre monde actuel exige une vision nouvelle, une sorte de régulation, même dans un domaine aussi privé et sacré que concevoir et donner la vie », a-t-il indiqué. Selon le gouverneur de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, représentant le ministre de la Santé, le Burkina avec une population de plus de 19 millions d’habitants dont 67% ont moins de 25 ans, et un taux d’accroissement annuel de 3,1%, fait face à d’énormes problèmes démographiques et de santé. A en croire le gouverneur, la croissance démographique très rapide et jeune constitue un frein au développement économique et social. Elle a aussi indiqué que le Burkina Faso fait face à une insuffisance d’accès aux services de santé promotionnels, préventifs et de soins, au vu des besoins énormes de la population. Sans oublier, a-t-elle ajouté, le faible accès à la scolarisation et à l’alphabétisation, ainsi que  des difficultés d’accès à l’emploi et d’énormes crises sociales. Le Burkina Faso s’est résolument engagé, selon le directeur de la santé de la famille, Dr André Yolland Ky, à faire de la planification familiale une priorité pour la maîtrise de la fécondation et le contrôle de la croissance. Cette volonté, a-t-il signifié, s’est traduite par de nombreuses actions, dont la tenue annuelle de la Semaine nationale de la planification familiale depuis 2012, à raison de deux éditions par année et l’élaboration d’un Plan national d’accélération de la planification familiale pour la période 2017-2020 (en cours d’élaboration). Ce plan, a-t-il poursuivi, vise la capture du dividende démographique, en augmentant la prévalence contraceptive de 22,5% en 2015 à 32% en 2020.

 

Valérie TIANHOUN

 

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